Vous pensez installer des panneaux solaires ? Ou vous en avez déjà, et vous voulez savoir si ça vaut encore le coup ? Voici ce qu’il faut vraiment retenir sur le surplus d’énergie à Bruxelles, sans le jargon qui va avec.
Premier point, et il est important. Le fameux compteur qui tourne à l’envers, celui qui compensait automatiquement votre surplus, n’existe plus depuis un moment à Bruxelles. Si vous avez entendu parler de ce système, c’est du passé. Voici comment ça fonctionne vraiment aujourd’hui.
Quand vos panneaux produisent plus que ce que vous consommez, le surplus part sur le réseau. Logique.
Mais il n’est pas racheté au même prix que celui auquel vous achetez votre électricité. Il est racheté moins cher. L’idée derrière cette règle : vous pousser à consommer un maximum de votre propre production, plutôt qu’à tout injecter.
Concrètement, ça veut dire une chose. Plus vous consommez chez vous ce que vous produisez, plus votre installation est rentable. Lave-linge en journée, ballon d’eau chaude programmé au bon moment, ce genre de détails compte plus qu’avant.
À Bruxelles, le vrai coup de pouce financier, ce sont les certificats verts. Pas le surplus revendu.
Chaque installation reçoit un nombre de certificats, calculé selon sa taille et sa production. Ces certificats sont ensuite vendus, et c’est cette vente qui fait l’essentiel de la rentabilité sur les premières années.
Bonne nouvelle : ces certificats restent valables une dizaine d’années. De quoi voir venir.
Oui, et elle mérite d’être connue si vous prévoyez une installation.
Depuis le début de l’année, les petites installations doivent obtenir une certification technique auprès d’un installateur agréé, avant de pouvoir prétendre aux certificats verts. Une garantie de qualité, mais aussi une étape de plus à prévoir dans votre planning.
Autre changement à noter : le nombre de certificats accordés est réévalué chaque année selon la rentabilité réelle observée sur le terrain. Pour les grandes installations, le soutien a un peu diminué. Pas une mauvaise nouvelle en soi : ça reflète surtout le fait que les panneaux coûtent moins cher et produisent mieux qu’avant. Le système s’ajuste, il ne s’effondre pas.
Voilà où ça devient intéressant pour vous, propriétaire vendeur.
Des panneaux solaires en bon état, avec des certificats verts encore actifs pour plusieurs années, c’est un vrai argument de vente. Ça se traduit en euros économisés chaque mois, et ça se montre facilement à un acheteur.
Pensez à rassembler les documents utiles avant la mise en vente : date d’installation, certificats obtenus, historique de production si vous l’avez. Ça rassure, et ça évite les questions sans réponse pendant une visite.
Si vous visitez un bien avec panneaux solaires déjà installés, quelques questions valent la peine d’être posées.
L’âge de l’installation, d’abord. Un panneau récent produit mieux qu’un modèle qui a dix ans. Le nombre d’années de certificats verts restantes, ensuite. C’est un chiffre qui parle directement à votre portefeuille.
Enfin, demandez si l’installation a bien été déclarée et si elle respecte les normes actuelles. Un détail administratif qui évite bien des mauvaises surprises après l’achat.
Plus de compteur magique qui compense tout automatiquement. À la place, un système de certificats verts, une prime à l’autoconsommation, et une nouvelle obligation de certification pour les petites installations depuis 2026.
Pas de quoi se décourager. Le solaire reste un bon calcul à Bruxelles, à condition de bien comprendre les règles du jeu.
Vous vendez un bien équipé de panneaux solaires, ou vous cherchez à évaluer cet aspect avant un achat ? Chez ABITA, on vous aide à y voir clair, chiffres à l’appui.